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Déc 19

Dépassement de soi dans le Tour des Annapurnas

Le tour des Annapurnas, un rêve…un dépassement de soi!


Dans ma vingtaine, après avoir fait un trek au Laddakh, j’ai projeté qu’un jour je ferais le tour des Annapurnas. C’est un des plus beaux treks du monde avec un col mythique à 5416 m.Dépassement de soi est bien le mot approprié!

Mon rêve a pris forme 25 ans plus tard, c’était le mois dernier. Nous avons emmené, mon mari et moi un groupe de onze personnes dans cette aventure que nous avons appelée, tour des Annapurnas et voyage intérieur.

Ce type d’aventure nécessite l’expérience de la haute montagne, le respect de certaines règles d’hygiène pour ne pas tomber malade, d’être en bonne forme physique et petit plus pour le dépassement de soi…la pratique d’un art martial, d’une technique de médiation ou de recentrage comme la sophrologie.

Pourquoi fait-on un trek  exigeant comme celui du tour des Annapurnas ?

 

  •  Le Tour des Annapurnas et la marche:

    Je devrais plutôt dire “et les marches”. Au Népal, de nombreux treks sont en escaliers. Je n’ai pas calculé combien de fois par jour on monte la Tour Eiffel mais je vous assure qu’en rentrant, c’est un jeu d’enfant!

  • Le Tour des Annapurnas et la santé.

    Il est impossible de grimper en altitude sans se soucier des paliers comme lorsqu’on descend dans les profondeurs. Éviter à tous prix de dépasser les 1000m de dénivelé sous peine de mettre son corps à dure épreuve. Prendre soin fait aussi partie du voyage.

  • Le Tour des Annapurnas pour déconnecter.

  • Nos pensées sont centrées sur des sujets récurrents que notre vie alimente. Dans un trek, la pensée principale devient marcher, respirer, garder le rythme et tous les soucis habituels cessent d’être entretenus.
  • Le Tour des Annapurnas pour sortir de sa vision limitée.

    Ce trek passe dans bon nombre de petits villages que vous traversez à toutes les heures de la journée. Vous surprenez toujours les villageois au milieu de leur repas, parfois de leur bain dans la rivière ou de leur lessive, c’est à vous de vous adapter, de faire connaissance avec l’inconnu et les coutumes qui vous dépassent.

  • Le tour des Annapurnas pour aller plus loin.

    L’altitude au Népal oblige à trouver en soi des ressources insoupçonnées. L’altitude peut faire peur, les réactions du corps aussi. Une fois engagé dans un long trek ou faire demi tour est aussi long que poursuivre oblige à discipliner son mental.

  • Le Tour des Annapurnas pour vivre une véritable épopée.

    On croise beaucoup de trekkeurs à l’automne sur les sentiers de l’Annapurna. Dans les lodges de passage, on voit les photos des innombrables expéditions au fil des décennies et on se sent participer à une aventure exceptionnelle.

  • Le Tour des Annapurnas pour trouver la beauté à l’état pur.

    Nous ne sommes pas habitués à être aux pieds d’une gigantesque montagne de plus de 4000m (alors que nous sommes déjà à 4000m!). Il est des instants inédits où nous sommes confrontés à la nature brute et indomptée. ces images s’impressionnent  en nous en laissant une trace de pureté sauvage.

Voyage intérieur et dépassement de soi

C’est aussi partie passionnante du programme pour ceux qui aiment le travail intérieur. On place une intention concrète, spirituelle ou psychologique pour notre vie au départ du trek comme par exemple : « je veux changer de travail, je veux installer plus de paix dans ma vie, je veux me réconcilier avec… ».

On s’aperçoit que plus le trek avance plus des situations se manifestent dans notre journée afin de nous faire prendre conscience de nos schémas de pensée, nos habitudes qui font que nous vivions des obstacles dans ces domaines de notre vie.

Plus on s’élève en altitude, plus les pensées s’éclaircissent, plus la vision se modifie et il n’est pas rare de voir des changements radicaux s’opérer dans la vie du trekkeur à son retour.

 

Combien de jours faut-il pour le tour des Annapurnas ? est-ce vraiment un dépassement de soi?

 

Il faut compter douze jours minimum à partir de Katmandou mais d’ici la fin 2012 il est possible que l’aéroport près de Manang soit ouvert et qu’une route permette de réduire les 5 premiers jours de marche. Assurément j’ai rarement été confronté à plus grand dépassement de soi que cela!

  1. Départ de Katmandou (Népal) en car sur une route très encombrée pour démarrer le trek à Bhulbule (840m).
  2. Jagat (1310m) rude montée le long de l’étonnante rivière Marsyangdi dans un paysage qui devient tibétain.
  3. Dharapani (2000m) montée progressive dans une vallée étroite le long de la route en construction qui mène à Manang.
  4. Chame (2700m) les premiers somments deviennent visibles, l’Annpurna II et le Manaslu(8100m) malgré les nuages de cette vallée de la Marshyandi. Petit village animé et premiers achats contre le froid.
  5. Pisang (3200m) Marche agréable dans la forêt. La vallée s’ouvre, le pays devient définitivement tibétain. Sensation d’air pur de l’altitude. Magnifique gompa(monastère) plusieurs fois centenaire . Installation du froid.

  6. Manang (3500m). Imprenable vue des Ananpurnas VI, II et III et Gangapurna. Le morceau de chemin justifie a lui seul cette grande aventure. Ville phare des trekkeurs et derniers achats pour l’altitude.

  7. Gunsang (3900) Vue panoramique sur les Annapurnas. Adorable lodge avec vue exceptionnelle.
  8. Leddar (4200m) lente adaptation à l’altitude. La fatigue due à l’altitude et au froid s’installe.

  9. Thorong Pedi (4500) au pied du col, paysage plus désertique.

  10. Throrong La (5416m) et Muktinath (3700m) départ à 3H30 du matin pour éviter les intempéries du col. Lente progression avec dénivellé de près de 1000m en montée puis 1700m en descente. Muktinath, charmant villagage montagnard du Mustang (ancien royaume).

  11. Jour 11 et 12 Jomsom (2795) capitale du Mustang et aéroport direction Pokhara avec retour à Kathmandou.

 

 

Et vous, quelle est votre expérience de dépassement de soi? Faites-le nous partager dans un commentaire

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