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Avr 24

Besoin d’un exercice de relaxation? Testez le Training autogène de Schultz!

Sophrologie, exercice de relaxation et training autogène de Schultz


Voilà un nom barbare pour nommer une pratique extrêmement efficace à mi-chemin entre la sophrologie et l’auto-hypnose.


Entre deux thèmes un peu « chargés » dans mes articles, j’ai décidé de vous proposer une petite pratique, une récréation en quelque sorte.


Le training autogène de Schultz est une base de relaxation que vous pouvez faire en toutes circonstances. (Vous trouverez en bas de l’article un lien vers la méditation guidée du Training )


A quoi sert-elle ? Comme tous les exercices de relaxation, à se détendre et se relaxer. Pourquoi avez-vous besoin de temps de temps de vous relaxer ?


Parce que le stress est insidieux et que redonner à votre corps sa juste place dans votre journée permet de décrocher temporairement du mental.


Il ne faudrait pourtant pas confondre stress et émotions.


Cet article participe à l’évènement interblogueurs « Des émotions pour quoi faire ? » organisé par Pierre du blog Pierre Cocheteux.com


Qu’est ce que le stress ?


C’est l’ajustement nécessaire à un événement qui survient dans votre vie. C’est peut-être un événement positif comme un déménagement désiré ou négatif (une rupture).


Il peut être prévu à l’avance (un mémoire à rendre) ou imprévu (un enterrement). Le surplus d’énergie à déployer pour gérer la situation est synonyme de stress. Vous sortez de la zone de confort qu’est votre routine quotidienne.


Vous avez tendance à classifier toute perturbation intérieure sous le terme générique de stress. La perception que vous avez de la situation vécue ou à vivre envisagée comme difficile, exigeante, dangereuse ou douloureuse va générer des émotions.


Prendre l’avion en général génère du stress. Si on y regarde de plus près au moment où vous cherchez une place de parking avant de prendre votre avion, vous allez vous apercevoir que vous avez peur de ne pas en trouver une assez vite.


La peur est une émotion.


Si votre compagnon s’énerve de votre confusion alors que l’heure tourne avant de prendre l’avion, vous allez vous mettre en colère contre lui, la colère est aussi une émotion.


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Alors, qu’est ce qu’une émotion ?


C’est ce que vous vivez depuis que vous êtes petit, vous sautez de joie quand un hélicoptère passe ou vous poussez un autre enfant qui vient perturber votre jeu.


Il vous arrive aussi de pleurer parce que vous venez de tomber et de chercher des bras réconfortants car vous avez fait un cauchemar.


L’émotion est une réaction affective naturelle (souvent imprévue) face à ce qui vous arrive. C’est ce qui vous différentie (entre autres) d’un robot.


Cette réaction est plutôt brève, intense face à une situation inattendue. Elle engage le corps et le mental.


Le mental n’est pas seulement le siège des pensées, il est aussi le siège des émotions. Le mental est à l’origine des liens non conscients que l’on fait entre la pensée et l’émotion. «J’ai peur de rater mon examen parce que mon oncle a raté son bac et qu’il a fini balayeur»


Votre corps réagit à votre mental et votre mental se matérialise dans votre corps en quelque sorte. Au-delà de cette organisation, le corps est bien sur une dimension à lui tout seul et ne peut se réduire à ce que le mental en fait !


La réaction face à une situation ou un stimulus déclenche un état qui modifie la physiologie et/ou la chimie du corps. Ce changement d’état peut pousser une personne à agir ou au contraire à s’inhiber.


Ce qui déclenche l’émotion est une interprétation totalement subjective de la situation.


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L’émotion s’accompagne souvent de symptômes physiques:


nœud à l’estomac, boule dans la gorge, coup de poing au plexus, coup de couteau dans le dos, fatigue, malaise, nervosité, rougissement, bégaiement, étouffement évanouissement, extrémités froides, mains moites, sueurs, engourdissement, paralysie, nausée, tic, transpiration, tremblement, pleurs, soupirs, mal de tête, diarrhées, agitation, chute, rougeurs, palpitations, essoufflement.


Cependant, une émotion n’est pas déclenchée uniquement par un stimulus extérieur.


Par exemple, si vous êtes face à une personne agressive ou si vous pensez à quelqu’un qui vous agace, vous allez sentir dans votre corps une accélération de votre pouls.


Il s’ensuivra une modification de votre respiration et une accumulation d’adrénaline dans vos veines, vous mettant dans une posture d’attaque.


La peur et l’inhibition se caractérisent aussi par un ressenti dans votre corps ainsi qu’une modification biochimique.


Ces modifications corporelles ne sont pas conscientes à moins d’avoir appris à les ressentir. C’est souvent votre interlocuteur qui s’en aperçoit avant vous.


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NON! JE NE SUIS PAS EN COLÈRE !


Vous voyez qu’une émotion peut être déclenchée par une situation mais aussi par le souvenir d’une situation.


En effet, le cerveau ne fait pas la différence entre une situation réelle et une situation pensée. Ce sont les mêmes zones du cerveau qui sont sollicitées lorsqu’une personne mange un citron, regarde quelqu’un manger un citron ou pense à manger un citron.


Vous pouvez, vous aussi, utiliser cette qualité de votre cerveau pour choisir vos pensées et induire des ressentis grâce à la visualisation.


C’est ce que nous allons faire dans le podcast sur le training autogène de Shultz en fin d’article.


Que vous indique l’émotion qui vous traverse ?


Elle est indicateur de comment vous vous sentez par rapport à ce que vous vivez. N’allez pas imaginer que vous êtes capable de savoir à chaque instant ce que vous ressentez.


Vous passez beaucoup d’heures dans la journée à discuter avec votre mental, à vous distraire, à chercher dehors sans nécessairement savoir ce qui se passe en vous.


C’est surtout dans ce contexte que j’utilise les couleurs, elles aident à nommer ce qui est, pas ce qu’on se raconte.


Parfois c’est une maladie qui vous fait prendre conscience du décalage entre ce que vous croyez vivre et ce qui se passe dans votre intériorité .


C’est peut-être un passage à l’acte qui vous fait prendre conscience que vous êtes « agi » par votre système émotionnel.


Régulièrement, c’est votre corps qui refuse de s’exécuter afin de vous permettre de revenir vers vous-même.


L’émotion du moment vous recentre, vous aligne et vous permet de rectifier vos actions afin de trouver une cohérence et un bien-être dans votre vie.


Prenons un exemple :


Votre ami déménage dimanche. Vous avez dit oui pour le coup de main et le samedi soir, vous vous surprenez à sombrer dans une colère ou un abattement.


De toute évidence, vous n’avez pas fait ce retour à l’intérieur de vous-mêmes pour savoir si vous étiez d’accord avec cette décision.


Vous avez besoin de vous réaligner par rapport à cela, être d’accord avec vous-même ou prendre le téléphone pour modifier votre action.


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Votre émotion vous permet de retrouver le chemin de la congruence et du bien-être. Parfois, cependant, cette prise de conscience ne suffit pas.


Autre exemple :


Vous désirez par-dessus tout vivre une relation affective satisfaisante. C’est samedi soir (pas la veille du déménagement !) vous vous sentez seule bien que votre compagnon soit à vos côtés.


L’émotion vous permet de savoir qu’il y a un décalage entre vos efforts, vos aspirations et votre réalité intérieure. Il y a une raison à ce mal-être.


Comment allez-vous déterminer si l’émotion que vous ressentez vous pousse à parler, à sortir seul ou à quitter votre compagnon ? Comment faire pour trouver le bien-être dans ce cas là ?


Vous venez de découvrir alors que vous avez un subconscient !


Il y a déjà en vous des souvenirs, qui créent des pensées qui elles-mêmes génèrent des émotions qui vous poussent à agir (ou à ne pas agir) sans que vous en ayez la moindre connaissance.


Votre mal-être n’a peut-être aucun lien avec votre relation mais ce qui est certain c’est que votre émotion vous signale que vous avez un problème relationnel!


 



Je peux vous assurer que sans un réel travail sur soi, les choses ne risquent pas de changer. Sans une connaissance profonde de ce qui se passe en vous, vous risquez d’agir sans vous être recentré et de créer ainsi des précédents.


Le début du travail sur soi consiste à ressentir les émotions.


Il est important pour votre santé physique et psychique de ressentir les émotions afin de communiquer ce qui se passe en vous. Votre système émotionnel est une dimension à part entière de votre être, pas une erreur !


Voici quelques émotions connues :


Peur, colère, tristesse, honte, déni rage, ressentiment, haine, culpabilité, dépression, dégoût, espoir, fierté, jalousie, envie, amour, compassion, gratitude, bonheur, joie .


Vous avez remarqué que j’ai classifié dans le dossier émotions celles qui sont répertoriées comme positives et celles qui sont considérées négatives.


Vous remarquerez aussi que j’ai mis l’espoir dans les émotions car l’espoir est souvent utilisé pour s’évader et éviter ainsi de se confronter à la réalité.


Selon moi, il y a une différence à noter par rapport aux cinq dernières émotions de la liste: les émotions positives font partie de votre véritable nature, de l’Être.


Vous les vivez souvent de façon éphémère. Les installer en vous, sera le fruit d’un travail sur soi. L’amour et la joie ne doivent pas être confondues avec l’exaltation émotionnelle. Ressentir les émotions n’est pas une évidence.


Souvent vous êtes coupé de vos ressentis.


  • Vous êtes dans le contrôle parce qu’il y a un conflit entre votre raison et ce que vous dit votre corps. Vous voulez que le mental gagne.
  • Vous voulez faire bonne figure et vous ne voulez pas montrer une émotion que vous considérez comme un signe de faiblesse
  • Vous n’avez pas le droit de vivre cette émotion (les hommes ne pleurent pas et les femmes ne doivent pas se mettre en colère)
  • Vous avez un jugement sur le fait de montrer ce que vous sentez, vous n’avez pas été élevé comme cela.


Comme vous le voyez, certaines émotions sont permises d’autres non. Il n’est pas rare de pleurer ou de rire alors qu’on a peur. Pas facile de s’y retrouver à l’intérieur sans un travail sur soi ou toute autre forme de thérapie.


C’est ici qu’intervient la sophrologie. C’est une technique qui permet de développer votre conscience afin d’élargir la perception que vous avez de votre corps, de vos émotions et de tout votre être.


La connaissance du processus émotionnel et la capacité à ressentir permettent d’adopter un comportement approprié face aux défis de votre vie.


Je parlerai dans un article ultérieur de comment utiliser les émotions pour créer ce que vous voulez dans votre vie.


Gérer les émotions


C’est un travail qui s’apprend : il aide à devenir le témoin qui observe l’émotion plutôt que d’y croire et de se laisser embarquer par elle. J’ai bien dit “gérer” et pas contrôler!


Gérer les émotions ne veut pas dire s’en couper. Si elles sont là, c’est qu’il y a une raison. Votre travail est de vous arrêter en vous demandant : « Que se passe t-il en moi à ce moment précis ? »


Il n’y a pas toujours besoin d’analyser, sentez l’énergie de l’émotion. Si vous pensez à la situation, la pensée va alimenter votre émotion qui va déboucher sur penser pour trouver une solution etc..


C’est un cercle vicieux dont vous ne sortirez pas gagnant mais totalement possédé par l’émotion.


Vous n’êtes pas votre émotion, vous avez une émotion, ce n’est pas pareil. On a tendance à dire je suis en colère au lieu de dire, j’ai de la colère.


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L’idéal pour ne pas s’identifier serait de dire « il y a colère » mais vous allez passer pour un dingue! un doux dingue certes mais dés-identifié!


Cette émotion,vous allez pouvoir la gérer par la respiration, la relaxation et le training autogène de Schultz.


Training autogène de Schultz


Cette méthode de relaxation a été mise au point par J. H. Schultz (1884-1970)

Elle est composé d’exercices, qui sont en fait, des « stades »qui permettent d’obtenir une déconnexion générale de tout l’organisme.


Pour être plus précise, le Training autogène de Schultz est une pratique apparentée à l’auto-hypnose. Vous allez pouvoir abaisser votre taux de vigilance en restant toujours conscient.


Training autogène signifie ” entraînement par soi-même”.


Ses bien faits sont innombrables et largement démontrés. Certains pays l’utilisent en milieu hospitalier pour favoriser les chances de guérisons.


A quoi sert de pratiquer le Training autogène de Schultz?


  • gérer le stress
  • améliorer la qualité du sommeil
  • réguler la circulation sanguine
  • renforcer le système immunitaire
  • améliorer les capacités respiratoires
  • modifier le rythme cardiaque
  • réduire l’hypertension comme l’hypotension
  • calmer la douleur
  • enrayer les toxicomanies


Vous trouverez dans le podcast des inductions positives précises mais vous pouvez aussi intégrer vos propres phrases lorsque vous êtes en état sophro-liminal.


Vous produisez alors des ondes alpha (et non bêta comme en état de veille). C’est le moment idéal pour vous programmer, lorsque cerveau droit et gauche sont en étroite collaboration.


Les 6 étapes du training autogène de Schultz .


  • La première concerne les muscles, expérience de la pesanteur
  • La suivante le système vasculaire, expérience de la chaleur
  • Puis le cœur
  • La respiration
  • L’abdomen
  • La tête


Pour pratiquer le training autogène de Schultz, vous avez le choix entre la position allongée et la position « cocher de fiacre »sans dossier.


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Pendant tout le déroulé du training autogène de Schultz, vous allez porter une attention à ce que vous ressentez selon les phrases qui vous seront proposées.


Une séance dure en général une quinzaine de minutes et on peut la pratiquer juste avant l’endormissement. Vous trouverez le podcast tout en bas de l’article, sous les images. Ne soyez pas surpris c’est la voix d’Alain que vous allez trouver!


Pour aller plus loin


J’aime beaucoup ces techniques. Elles ont leur efficacité mais elles sont ce qu’on appelle « recouvrantes ».


Cela permet de travailler sur soi en autonomie ou accompagné en toute sécurité. Vous avez toutes les chances d’aller mieux temporairement. C’est un bon début.


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La détente peut servir de base à un travail sur soi mais ne peut en aucun cas le remplacer.


En thérapie, on apprend les techniques « découvrantes » celles qui vont au cœur des attachements. Le découvrant permet d’enrayer les causes à la racine.


Si vous avez vu l’excellent film « oui mais », G.Jugnot explique à sa cliente qu’il vient de l’aider à sortir de la fosse à purin.


Il lui explique que si elle le désire, il peut lui montrer comment elle fait pour remplir elle-même la fosse et comment, sans s’en rendre compte, elle se jette dedans.


Lorsqu’on veut devenir thérapeute, on apprend à déjouer les pièges du mental qui veut que nous nous intéressions à certaines émotions comme on s’intéresse à un leurre afin de cacher les véritables blessures.


C’est une chirurgie fine qui permet d’aller à l’essentiel sans se perdre dans le labyrinthe des émotions.


En ce moment, je passe beaucoup de temps en Thaïlande et je suis surprise par le calme émotionnel des Thaïlandais. Dans les situations d’attente, je ne vois ni ne ressens aucun agacement de leur part. L’attente et les complications font partie de la vie.


Lorsque leur scooter tombe en panne, ils vont sans état d’âme le faire réparer chez le garagiste du coin.


Je mesure à quel point nous sommes prompts en Europe à déclencher des émotions même pour quelques minutes d’attente. J’en arrive même à me demander si le stress n’est pas une seconde nature apprise chez nous.


Voici une explication possible d’Eckart Tolle :


“Fondamentalement, toutes les émotions ne sont que des variantes d’une seule émotion primordiale…dont l’origine remonte à la perte de conscience de ce que nous sommes, au-delà du nom et de la forme.

Le mot « peur » est celui qui s’en rapprocherait le plus, mais à une perpétuelle sensation de menace, s’ajoute aussi une profonde sensation d’abandon et d’incomplétude.

Il vaut donc mieux employer le terme de « souffrance ». Une des principales tâches du mental est de se défendre contre cette souffrance émotionnelle et d’essayer de l’éliminer. C’est une des raisons pour lesquelles il est sans cesse en activité. Cependant, tout ce qu’il réussit à faire, c’est l’éclipser temporairement. En fait, plus le mental s’efforce de se débarrasser de la souffrance, plus elle est grande. Le mental ne peut jamais trouver la solution ni se permettre de vous laisser la trouver, car il fait lui-même intrinsèquement partie du « problème ». Imaginez un commissaire de police essayant de mettre la main sur un pyromane alors qu’il est lui-même ce pyromane.”

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Cliquez ici pour tester l’audio du Training autogène, vous le trouverez en bas de l’article indiqué.

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Avez-vous une méthode efficace pour ne pas vous faire embarquer par vos émotions? Avez-vous déjà testé le training autogène de Schultz? Laissez un commentaire!


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