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Avr 20

Mourir à soi-même, la belle affaire…nouvelle leçon sur la signification des couleurs

Mourir à soi-même, un thème morbide?


Pas du tout comme vous allez vous en apercevoir dans l’article. Mourir à soi-même est un véritable art de vivre.


Je sais que certains aiment les histoires initiatiques et les histoires à succès.


J’imagine que ” apprendre à mourir” n’est pas la première leçon à laquelle vous pensez.


Cet article est écrit dans le cadre de l’évènement interblogueur organisé par Philippe du blog Apprendre sur soi et avancer sur le thème “Pour apprendre à bien vivre, apprenez à bien mourir».


Au risque de vous décevoir, je vais plutôt vous parler d’histoires où ça ne fonctionne pas dans votre vie.(en apparence). Cet espace où la réussite ne prend pas, c’est ce que j’appelle le carré vide du pousse-pousse.


Peut-être connaissez-vous ce jeu d’enfant où vous déplacez des cases de façon à les ranger dans l’ordre ou obtenir une image.


Pour pouvoir obtenir l’image que vous voulez, vous jouez avec un espace vide (en blanc sur la photo ci-dessous). Par ce point de fuite qu’est la case vide, le jeu de l’égo qui comptabilise les points gagnés ne s’applique plus.

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Vous avez beau faire tout ce qu’il faut, redoubler d’efforts, maintenir des intentions, rien n’y fait : vous faites un pas en avant et régulièrement, tout est à recommencer.


Je ne sais pas dans quel domaine cela s’applique pour vous (peut-être réussissez-vous à échapper à cette loi?) mais pour ma part, je me suis beaucoup battu avec la santé et l’image du corps.


Mourir à soi-même c’est tous les jours

 

Pour d’autres c’est au niveau:

 


  • du travail
  •  de l’argent
  • des relations affectives
  • de la famille en général
  •  des enfants
  •  des parents
  •  de la fratrie
  •  de l’apprentissage
  •  de l’image de soi
  •  de la confiance
  •  de la matière
  •  de la conscience
  •  de la foi
  •  du territoire
  •  du droit à l’existence
  •  des dépendances
  •  de l’autorité
  •  de la faim
  •  du froid
  •  de l’engagement
  •  de l’injustice
  •  de la trahison
  •  de la précarité
  •  de l’abandon

 

et la liste n’est pas exhaustive.

 

C’est un peu comme si dans certains domaines, toutes les recettes qui fonctionnent pour les autres ne s’appliquaient pas à votre vie.

 

Le but, vous vous en doutez n’est pas d’arriver à résoudre un problème mais de l’utiliser comme guide et comme chemin d’éveil.

 

En apparence, c’est une voie où vous semblez perdre plutôt que gagner. Du point de vue de votre Soi, c’est là où s’arrête le jeu de l’ égo.

 

Il est des domaines dans votre vie où l’égo n’arrive ni à se gargariser de réussites ni à utiliser ses échecs comme tremplins vers de futures réussites.

 

Même des personnes influentes dans le développement personnel comme Anthony Robbins partent chercher des réponses chez les maîtres en Inde quand ils arrivent à bout de leurs ressources positives.


L’unité de la vie inclut le positif et le négatif, le noir, le blanc, le yin et le yang, la vie et la mort. Se couper de la mort par exemple est une façon d’amputer la vie.

 

Dans le domaine où ça ne fonctionne pas dans votre vie, vous êtes obligé de plier un genou à terre.


Signification des couleurs: le violet,mourir à soi-même.


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Dans mon système de couleurs, il est donc question de la couleur violette. Ne pas y arriver vous oblige à reconnaître une autorité plus forte que la vôtre, un os dans la moulinette de votre efficacité.

 

Si vous suivez avec beaucoup d’attention le chemin que vous propose ce dysfonctionnement, vous êtes à la veille de grandes révélations mais pas au sens où le mental l’entend. C’est le bon côté de mourir à soi-même!

 

Mourir à soi-même et l’exemple d’une rupture.

 

Si c’est vous qui cassez la relation, vous êtes à court terme prêt pour d’autres aventures ou d ‘autres élans du cœur.

 

Si c’est vous qui êtes lâché, c’est une autre histoire. Le festival des blessures et des défenses va commencer.

 

Tout espoir de réussite et de bonheur s’effondre et même si vous cultivez un faux espoir pendant quelques temps, vous allez être obligé de constater au fil des ans que la séparation est une réalité.

 

Il y a un conflit entre ce que vous voulez et ce qui est. Tant que vous êtes seul dans la course, vous pouvez croire que c’est une question de temps et de stratégie.


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Lorsque votre désir implique quelqu’un qui ne veut pas, ce qui est devient la priorité à regarder dans votre vie. Et dans ce qui est, l’autre n’est pas.

 

Force est d’admettre que la vie ne considère pas votre bonheur à deux comme une priorité.

 

Savoir choisir ses priorités est une des particularités de la couleur violette. Pas juste décider pour votre vie mais savoir réajuster les priorités en fonction de ce qui est.


Le violet est la couleur du père, du patriarche qui a fait toutes ses expériences et se sent prêt à partir quand ce sera le moment en emportant avec lui toutes les réalisations de son cœur.


Pour revenir à l’exemple de la séparation, à ce moment-là, vous avez quelques options :

 


  • mourir (de chagrin ou autre) 
  • fermer son cœur (tout en restant vivant)
  •  partir dans la transe de la sublimation (mais comment saurez-vous que vous n’êtes pas reparti dans un faux espoir ou un déni total de vos besoins ?)
  •  mourir à soi-même

 


Je n’ai pas écrit renoncer car on peut renoncer à une carrière (par amour), on peut renoncer à reprendre un morceau de gâteau mais renoncer à une histoire d’amour sans faire d’histoires alors que c’est la personne la plus importante dans votre vie, j’ai des doutes.

 

La littérature et les faits divers sont remplis d’horreurs de ce qu’on fait quand on ne veut pas renoncer et qu’on ne sait pas qu’il faut mourir à soi-même.

 

Si vous êtes confronté à l’épreuve de ne pas vivre l’histoire d’amour de vos rêves, il y a sans doute de multiples raisons qui font que vous n’obtenez pas ce que vous voulez dans votre vie mais vous n’êtes pas en état de les entendre.

 

Si l’amour de votre vie ne répond pas présent, c’est le désespoir profond, l’angoisse ou la rage, les trois réponses émotionnelles de base. Autrement, vous pouvez vous défendre en disant que ce n’est pas si grave…

 

J’ai longuement décrit les étapes du deuil et les couleurs qui y sont associées mais aujourd’hui, je voudrais vous présenter la voie royale : mourir à soi-même.


Mourir à soi-même mais dans quel domaine?

 

Si vous tapez ce mot-clé dans Google, vous allez voir que les trois premières pages sont des réponses bibliques. Nous sommes au cœur d’un sujet éminemment profond.


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Si le fait de rater l’amour de votre vie ne vous est jamais arrivé, vous allez vivre les affres de la séparation de plein d’autres manières, sans pour autant que ce soit un drame:

 


  • quand vos enfants vont quitter la maison
  •  lorsque vos parents vont mourir
  •  quand vous partirez à la retraite
  •  si vous devez quitter votre maison
  •  si vous devez changer de pays
  •  si vous vous séparez de vos biens
  •  si on vous les vole  etc.

 


Toutes ces expériences sont souvent vécues comme des pertes au niveau de l’inconscient.

 

Chaque fois que vous devez vous séparer de quelque chose, d’une habitude, d’une plage de vie ou de quelqu’un, il ne vous reste qu’une piste à suivre : miser sur vous, et mourir à celui (qui est l’autre vous) qui veut maintenir la situation telle qu’elle était.

 

On croit toujours maîtriser ce type situation de perte et la maîtrise est encore un des attributs du violet. Mais est ce bien le cas?


Mourir à soi même et les étapes du deuil

 

Même si vous traversez quelques étapes du deuil, il reste toujours celle de mourir à soi-même et c’est une des raisons pour laquelle il est difficile de faire son deuil.

 

En réalité, au niveau inconscient, vous n’arrivez pas à dépasser cet événement car vous n’avez pas décidé qu’il fallait mourir à soi-même.

 

Les premières fois, il peut être important de se faire accompagner et guider vers la nouvelle naissance qui suit immanquablement un deuil réussi.


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Il est important de développer une foi dans le fait que la vie (et l’amour) sont plus forts que la mort. Puis on s’habitue à mourir à soi-même. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’on y prend plaisir …

 

Les bouddhistes sont d’accord pour énoncer que la seule certitude que vous ayez sur terre, c’est que vous allez mourir. La mort fait donc partie de la vie sinon elle serait totalement absurde.

 

Qu’est ce que mourir à soi-même ?

 

C’est un peu se dédoubler: il y a la personne qui veut que la situation ou le projet demeure et il y a celle qui reste avec la perte.

 

Nous avons vu avec le projet sens que vous êtes programmés à vouloir ce que vos parents voulaient pour vous ou à réparer leurs schémas non résolus.

 

Il est normal qu’une scission se fasse par rapport à ce que vous croyez être vos objectifs de vie et que vous tombiez sur un os en matière d’objectif réussi.

 

Un os salvateur qui vous rappelle à l’ordre en vous exhortant à Être qui vous êtes et pas ce que vous croyez être, vouloir et devenir.

 

Mais qui êtes-vous ?

 



Les maîtres indiens disent que vous êtes déjà la totalité. C’est sans doute vrai mais ils omettent peut-être de dire : en graine !

 

Cette Être d’éternité en vous, c’est souvent au moment où vous devez mourir à vous-mêmes que vous le rencontrez.

 

C’est l’autre vous-même dans la quiétude du fond de l’océan qui ne se laisse pas perturber par les vagues en surface.

 

Avoir pratiqué la méditation et faire un travail sur soi aident à trouver ce véritable vous-même, celui qui ne veut rien, celui qui Est.

 

Dans l’exercice d’équilibriste qu’est le fait de mourir à soi-même, vous devez rester concentré sur celui qui n’a pas ce qu’il veut et celui qui reste.


C’est un peu comme en méditation, il y a celui qui attrape les pensées et celui qui lui dit qu’il n’est pas intéressé par les pensées. Au-delà de la dualité, il y a l’Être dont je parle, celui qui observe ce petit jeu, celui qui ne dit rien.

 


Se dédoubler c’est comme craquer à l’intérieur, déchirer le cocon qui permet au papillon de s’envoler.

 

Mourir à soi-même, c’est rester centré sur les différentes parties de soi en jeu sans s’en dissocier. Ne pas plonger totalement dans la torture émotionnelle de celui qui n’aura pas ce qu’il veut.


C’est aussi rester en contact avec celui qui pense que la vie n’aura plus de sens après cela et laisser le grand écart s’installer jusqu’à ce que ça craque et que vous puissiez découvrir qu’il y a bien quelqu’un d’autre au-delà de tout cela qui lui, n’a rien à dire et ne pense rien.

 

Un Être dénué d’objectifs et de représentations, en apparence transparent et pourtant bien là! C’est de cet Être-là dont parlait Gurdjieff quand il parlait de cultiver l’essence qui permet de traverser la mort.


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Chaque séparation, chaque perte est une approche de la mort. A chaque opportunité, vous trouvez cet Être en vous dénué d’adjectif ou de personnalisation. Mourir à soi-même, c’est mourir à une partie de soi.

 

Vous étiez la femme de..

 le fils de…

 l’ami de…

 

Il vous est désormais difficile de vous définir par rapport à cette personne qui est partie ou vous a quitté.

 

Après l’habitude de dire je suis sa mère, son compagnon, sa sœur, je suis mariée, je suis architecte, il reste” je suis “mais n’était-ce pas là tout l’objectif de la manœuvre ?

 

L’exercice est délicat et plus facile à dire qu’à faire. Si c’était facile, ça ne s’appellerait pas mourir à soi-même! Pensez-y à deux fois la prochaine fois que vous portez la couleur violette.

 

Mais avez-vous le choix lorsque vous êtes soumis à un changement non désiré ?

 

A force de perdre et d’accepter de perdre plutôt que d’être tendu vers le fait de gagner, vous allez faire grandir cet Être.


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Mourir à soi-même peut aussi être mourir!


En fait, il y a bien un jour où vous allez avoir à accepter de perdre votre corps et votre souffle.

 

Heureusement qu’entre-temps, vous aurez eu la chance de vieillir, de perdre vos amis, une partie de votre famille, de perdre l’élasticité de votre corps, la couleur de vos cheveux etc. afin de vous être préparé à l’avance.

 

Si vous n’avez pas exercé la mort et le fait de mourir à soi-même avant de quitter cette terre, vous allez vouloir vous défendre une dernière fois et partir dans la lutte.

 

Sans cette connaissance, vous allez suivre ce qui s’en va au lieu de vous concentrer sur l’observateur qui regarde tout s’en aller.

 

Au moment de mourir véritablement, vous aurez l’habitude de ne pas être identifié à vos émotions, votre peur de mourir, votre nom, votre prénom et votre corps.

 

Où s’en va l’observateur au moment de la mort ? Vous le verrez bien. Les bouddhistes ont l’habitude de dire que le moment de la mort est une grande opportunité d’éveil.


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Sous cet angle, cela devient très compréhensible. Les maîtres tibétains et tantriques envoient des arcs-en-ciel au moment de leur mort afin de signifier la présence de leur Être au moment de la mort.


C’est un clin d’œil du vivant au moment où vous vous y attendez le moins.

 

Ce qui est certain, c’est que vous aurez cette expérience à passer et que la vie aura tout fait pour vous y préparer. Mais, vous, serez-vous prêt ?


Vous voulez réagir? Connaissez-vous cette expérience de mourir à soi-même? Avez-vous déjà senti cette impression de mourir avant de renaître? laissez un commentaire.


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