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Avr 05

Pourquoi je reçois des mails de gens qui se plaignent que Ho’oponopono ne fonctionne pas ?

ho'oponopono17Ho’oponopono fonctionne toujours!


Ma réponse commence toujours ainsi : Ho’oponopono ça fonctionne pour tout le monde mais pas au niveau où vous le voudriez.


Cette méthode ne cherche pas à solutionner des problèmes, elle sert à nettoyer les mémoires, les vôtres, celles qui sont stockées dans votre subconscient et que vous ne connaissez pas.


Comment savez-vous que vous avez des mémoires ? Ce sont les autres qui vous les révèlent bien sûr et les circonstances de la vie que vous n’avez pas conscience d’avoir choisies.


Vous étiez tranquille avant de recevoir ce coup de fil? Maintenant, vous êtes tout retourné. Une mémoire vient d’être activée en vous.


Il faut que vous compreniez que c’est votre attachement à ce problème qui est le problème.


Un exemple classique de travail sur soi avec Ho’oponopono


Je prends un exemple ordinaire: j’ai une fille qui ne veut plus me parler. Faire ho’oponopono ne va pas faire en sorte que votre fille vous parle mais:


vous allez commencer à nettoyer le fait que vous ayez créé une fille qui ne veut pas vous parler.


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Bien que Ho’oponopono ne pose pas ces questions directement, cette situation soulève une mémoire en lien avec la relation mère/fille que vous portez.


Si vous êtes prêt(e) à nettoyer en vous les racines profondes de cette souffrance, alors, oui, cela peut se terminer par le fait que votre fille vous parle à nouveau.


Vous comprenez? Ho’oponopono ne vise pas un résultat mais la remise à zéro des compteurs.


Ho’oponopono est une méthode ancestrale hawaïenne utilisée autrefois pour les réconciliations familiales.


Aujourd’hui, Ho’oponoponopo a gagné ses lettres d’or dans le monde grâce à la transmission du docteur Hew Len.

 

C’est une technique très simple où il suffit de répéter 4 petites phrases et qui opère des miracles dans la vie des humains, à quelques conditions!


Alors pourquoi tous ces mails de personnes qui me disent que Ho’oponopono, ça ne fonctionne pas ?


Parce que Ho’oponopono ne signifie pas « baguette magique » mais redresser, rendre droit ce qui ne l’est pas et le milieu familial est l’endroit où chacun en a le plus besoin !


Ho’oponopono est avant tout une technique spirituelle de nettoyage très efficace. Qu’avons nous à nettoyer ? Toutes les blessures. D’où viennent-elles ? Du cœur.


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C’est le lien direct que j’ai fait avec la proposition de Jonathan du blog méditer pour être heureux d’écrire un article pour la Croisée des Blogs sur le thème :


Comment faites-vous pour accepter les autres tels qu’ils sont ? En d’autres termes, comment rester fidèle à votre cœur au milieu des tempêtes affectives ?


Parle t-on ici d’amour inconditionnel?


Je me suis d’abord demandé si j’étais éligible pour traiter la question et si au moins, dans ma vie, j’étais capable d’accepter les autres tels qu’ils sont.


Je me suis répondu… et j’ai rassemblé plusieurs catégories par ordre de difficulté!


Aimer les clients/patients


Les personnes les plus faciles à accepter sont mes clients. Je vois en eux leur devenir.


Je devine leur lumière même sous des kilos d’aspects névrotiques. Je sais le temps que cela m’a pris pour me dégager et j’ai confiance dans le fait qu’ils vont y arriver aussi.


Je sais que l’espace que j’ai ouvert en moi est une surface sur laquelle ils peuvent s’appuyer pour traverser.


Où qu’ils soient bloqués dans la rivière, je peux leur tenir la main pour achever la traversée si c’est leur désir.


Ce qui me met en confiance et renforce ma foi dans le travail sur soi, c’est justement que ces personnes sont engagées.


Il est dit qu’un thérapeute n’a pas d’obligation de résultat mais de présence, dans le sens entier du terme, pas juste être là physiquement mais psychiquement.


Je dirais que le thérapeute a un accord tacite (au niveau plus élevé du Soi) avec le client et qu’il est capable de l’aimer d’un amour inconditionnel. Ce qui, pour moi revient à dire l’aimer tel qu’il est.


Lorsque un client remue quelque chose en moi qui dure de l’ordre de la peur, de la colère ou de la tristesse, je sais immédiatement que c’est une mémoire personnelle qui vient d’être activée.


Je dis « qui dure » car, dans la présence empathique avec un client, il n’est pas rare d’avoir des émotions fugaces qui sont souvent des aperçus de ce que le client est en train de traverser.


Faire la différence entre ce qui est à moi et ce qui est à l’autre est tout l’art du thérapeute et de la relation d’aide.


C’est aussi pour cela qu’il est nécessaire de l’apprendre. Projeter sur l’autre est si rapide et si inconscient qu’on ne peut pas imaginer savoir faire la différence sans des années de pratique.


Aimer les individus que je ne connais pas


Ce qui est plus difficile, c’est accepter les autres en général. D’abord, parce qu’ils ne font pas tous un travail sur soi, ce qui signifie qu’ils ne savent pas ce qu’est une projection.


Ils sont persuadés d’agir de leur propre chef alors qu’ils sont en train de se débattre avec des émotions sans le savoir.

Voyons un exemple.


J’ai été longtemps enseignante et j’ai surtout eu affaire à des parents d’élèves. En général, les enfants, eux, vont bien!


Un jour où nous projetions une grève, j’ai prévenu les parents afin qu’ils sachent que je ne serais pas là pour leur enfant pendant la journée de grève.


Lorsque je suis revenue le surlendemain, un parent avait fait un esclandre parce que je l’avais obligé à prendre une journée de congé précieuse dans un boulot où de toute évidence il craignait d’être licencié.


Vous voyez ce que je veux dire en parlant de projection. Il avait pris ma précaution pour un ordre et se sentait en danger d’être rejeté et en insécurité financière.


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Aucun rapport bien sur avec la réalité des faits. A la question que la directrice lui avait posé à propos d’en discuter avec moi, il avait répondu : « on ne peut pas parler avec elle » en parlant de moi.


Comment accepter un parent d’élève tel qu’il est?


J’ai donc été obligée de travailler ma partie : il y a encore quelqu’un en moi (une enfant sans doute) qui prend les suggestions des autres pour des ordres et qui n’arrive pas à trouver de liberté d’expression par rapport à cela.


J’ai effectivement trouvé en moi une peur de l’autorité et une difficulté à me sentir libre de dire non si quelqu’un veut quelque chose de moi et pour lequel je ne suis pas d’accord.


Mais cela ne suffit pas. Il reste le positionnement de l’autre. Il m’a fallu accepter qu’il n’était pas capable de faire autrement que de me prendre pour un parent castrateur, doublé d’un parent qui le met en profonde insécurité (la perte potentielle de son travail).


J’ai mis en place le deuxième accord toltèque : “N’en faites jamais une affaire personnelle”.


Pour résumer, il me prenait pour son père et pour sa mère en même temps ! J’ai du m’occuper de trois points cruciaux afin d’être certaine de rester dans le présent et ne pas succomber moi aussi à une projection.


1°) Vu les circonstances, cela signifie que je n’ai pas à me justifier face à ce parent car de toutes évidence il me prend pour quelqu’un d’autre. Je n’ai pas besoin d’être coupable ou responsable de son interprétation.


2°) Inutile aussi d’être en colère contre lui, il ne peut pas faire autrement avec l’histoire qu’il a et la conscience qu’il n’a pas encore développée.


Je dois m’occuper seule de la frustration que cela génère en moi de ne pas pouvoir communiquer librement avec cet homme.


J’ai mis en place le premier accord toltèque : “Que votre parole soit impeccable”. Je n’ai pas cherché à régler mes comptes avec lui.


3°)Il me reste une dernière chose à faire au présent : réamorcer la discussion avec lui en tenant compte de sa difficulté de communication et sans lui sortir une ardoise.


Voilà comment je fais pour accepter les autres tels qu’ils sont.


Au passage, il ne sert à rien de décider de ne pas être en colère dans un contre-sens bouddhiste total: si vous y êtes, vous y êtes.


Quelque chose en vous a été touché, vous allez devoir vous en occuper. N’imaginez jamais que votre colère est justifiée.


Cela ne signifie pas non plus qu’il faille tout laisser faire, nous sommes bien d’accord. Apprendre à dire sans être agi par la colère est le fruit d’un véritable travail sur soi.


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Accepter tels qu’il sont ceux dont je suis proche.


Curieusement, on pourrait penser qu’il est facile d’accepter les amis tels qu’ils sont. Je pars du principe que si c’est mon ami, j’ai un a priori positif sur lui. (ce qui ne signifie aucunement que je n’ai pas de projection)


En langage thérapeutique, mes amis sont souvent des projections positives de parents ou de frères et sœurs même si la relation est bien au-delà des projections.


Lorsque je me sens trahie ou maltraitée par un(e) ami(e), le travail est incommensurablement plus difficile.


D’abord parce que c’est un ami et que j’ai une idée et une croyance à propos de comment il devrait se comporter en tant qu’ami.


Au moins, avec un inconnu, je n’ai pas l’obstacle de mes certitudes et de mes croyances.


Prenons un exemple.


Deux de vos ami(e)s sont allé(e)s au spectacle sans vous en parler. Tant que vous ne le savez pas, tout va bien.


Dès que vous l’apprenez, immédiatement, vous vous sentez rejeté, trahi, exclu, banni, abandonné, que sais-je?


Vous vous repassez le film et vous trouvez tous les ingrédients de la conspiration contre vous.


Nos amis toltèques pourraient d’ailleurs vous être aussi d’un grand secours sur ce coup là ! (n’en faites pas une affaire personnelle;-), plus facile à dire qu’à faire !)


Tout d’abord, vous devez vous demander ce que vous sentez vraiment. Je peux vous assurer qu’au fond de vous, c’est plus souffrant que de la colère.


Que faire pour accepter vos amis tels qu’ils sont?


1°) Accepter de sentir que vous êtes blessé, bien que personne n’ait tiré de flèche.


2°) Reconnaître que le sentiment de trahison, d’abandon ou de rejet que vous sentez si fort est en total décalage avec la réalité.


Deux de vos ami(e)s ont passé une bonne soirée sans vous. Vous êtes donc dans un état régressif. L’espace temps de votre enfance vient de se substituer au moment présent.


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3°) Ne jugez pas cet enfant en vous qui se comporte comme un petit alors qu’il devrait se sentir fort et s’en moquer.


Cet enfant en vous a mal, soyez pour une fois un bon parent pour lui et choyez-le. Soyez compatissant envers sa souffrance.


4°) Reconnaissez que cette émotion appartient à votre passé et que vous avez souvent vécu cette scène sauf que les protagonistes étaient différents.


Le film qui repasse et qu’on ne voit pas


Peut être était-ce votre petit frère ou votre petite sœur au sein de votre mère et vous êtes censé être grand et sans besoin d’affection.


C’était peut-être au contraire un grand frère ou une grande sœur capable d’intéresser vos parents plus que vous par ses études, sa bonne conduite ou sa violence.


Autre scénario, ce sont vos deux parents qui vous déposent chez votre grand-mère pour les vacances.


Allez un petit dernier, ce sont vos frères et sœurs ligués contre vous. Nous sommes toujours d’accord, rien à voir avec vos deux ami(e)s n’est ce pas ?


Il est difficile de voir la réalité dans ces moments-là, vous êtes comme en transe, totalement possédés par l’émotion et incapables d’aimer vos amis tels qu’ils sont.


L’intérêt du travail sur soi, c’est qu’il n’y a pas de refoulement ni d’ardoise justement. Vous ne passez pas l’éponge sur un comportement que vous pensez déviant.


Vous vous réappropriez votre histoire, vos souffrances, vos interprétations et vous laissez vos amis tranquille. Vous les aimez vraiment, voilà tout.


Aimer sa famille telle qu’elle est


Contrairement à ce que vous croyez, c’est l’endroit le plus difficile pour exercer l’amour inconditionnel et aimer les autres tels qu’ils sont.


Non seulement vous les connaissez mais vous êtes proches depuis toujours et vous avez une histoire commune avec.


Les relations familiales sont aussi bourrées de projections qui s’entremêlent joyeusement avec de véritables sentiments, le tout dans un gros bouillon émotionnel.


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Prenons deux exemples :


Vos parents (pourtant âgés) se déplacent plusieurs fois par an pour aller voir les enfants de votre frère, votre sœur…sans passer vous voir.


Vous avez le choix de ne rien sentir, de vous raconter que les autres ont plus besoin d’attention que vous et que tout cela est normal.


Vous pouvez aussi accepter d’avoir un sentiment d’injustice qui monte. Le risque est de tomber dans l’exigence immédiate de vouloir être reconnu.


Si vous ne tombez pas dans le piège, vous allez sentir des effets identiques à l’exemple précédent : rejet abandon, négligence et toute la tristesse qui en découle.


Vu votre état du moment, ma main à couper que c’est comme cela depuis toujours. Vos parents vous ont élevé sans faire de différences et pourtant, vous en avez senties à votre égard.


Du point de vue des accords toltèques, vos parents n’ont rien contre vous, ils ont juste une autre priorité pour le moment.


Si vous viviez dans le présent, vous pourriez le comprendre mais, de nouveau vous avez régressé jusqu’à l’âge de vos 6/7 ans et la situation vous parait intolérable.


Si vous voulez que votre parole soit impeccable, inutile de vous en prendre à vos parents.


Votre souffrance du moment date de l’époque où vos parents avaient 20 ans… ce ne sont plus les mêmes aujourd’hui !


Ils étaient jeunes, inexpérimentés, n’avaient pas voulu une famille si vite… pourrez-vous les accepter tels qu’ils sont ?


Allez-vous leur servir un couplet parental et leur faire la leçon en leur expliquant comment ils devraient se comporter si ils étaient de bons parents ?


Vous aimeriez qu’ils soient différents ? Alors ce n’est pas de l’amour !


J’aurais pu choisir un exemple inverse : c’est Noël, c’est encore à vous de vous occuper de tout.


Vous allez encore être utilisé(e) alors que vous avez des frères et sœurs qui justifient le fait d’habiter loin pour ne pas lever le petit doigt.


Allez-vous les aimer tels qu’ils sont sans vous être vous aussi remis en question ?


Un dernier exemple ou vous avez votre dose ?


Allez, votre fils a invité ses grands-parents (vos parents) pour son anniversaire sans vous le dire.


Cela s’est fait dans la spontanéité du moment, rien n’a été réfléchi, tout paraissait fluide. Vous l’apprenez le lendemain…


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Première question qui se pose avant de sentir vraiment ce que cela vous fait : à qui allez vous en vouloir ? Votre enfant ou vos parents ? Je vois que vous avez la réponse !


Si vous êtes un peu honnête, vous allez d’abord être sonné avant de pouvoir riposter.


Puis, vous allez appeler si vous l’osez…oui, vos parents bien sur, ne serait-ce pas eux les responsables ?


Pouvez-vous encore les aimer tels qu’ils sont ? Pas avant d’avoir fait un sérieux travail de débroussaillage.


On reprend depuis de début :


1°) Acceptez de vous sentir blessé .


2°) reconnaître que l’émotion est très disproportionnée et que vous seriez prêt(e) à claquer des portes définitivement.


Sachez que vous êtes dans un état régressif, inutile de faire la leçon à qui que ce soit.


3°) Sentez réellement ce que cela vous fait que vos enfants (qui sont grands) et vos parents n’aient pas besoin de vous.


4°) Reconnaissez que cette émotion appartient au passé lorsque vous êtes arrivés dans une famille où personne n’avait peut-être besoin d’un enfant .


5°) Faites votre travail intérieur d’accueillir cet enfant blessé en vous, abandonnez vos reproches et laissez votre famille faire ce qu’elle veut. C’est cela aimer les autres tels qu’ils sont.


Vous voyez le lien évident maintenant entre travail sur soi et paix dans les relations?





Alors, si vous faites Ho’oponopono sur une relation difficile sans imaginer tout ce que cela va impliquer pour vous, il est normal que ça ne fonctionne pas à tous les coups !A propos, pourquoi c’est moi qui reçois tous ces mails?


Sans doute parce que je suis en train d’écrire un ebook sur ce qu’on ne dit pas de Ho’oponopono!


Trois autres articles sur Ho’oponopono:

La technique Ho’oponopono met la psychologie à rude épreuve…

La méthode Ho’oponopono, pourquoi ça marche?

La fatigue du webmaster, connais pas!


Vous connaissez Ho’oponopono? En quoi cela fonctionne pour vous? Prêt à essayer? laissez un commentaire!

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