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Fév 28

Prendre soin de soi: 5 façons de ne pas atteindre ses objectifs!

Ne pas atteindre ses objectifs, c’est vendeur? 


Mon histoire est un anti-manuel en matière de santé et prendre soin de soi.


Ne vous y trompez pas, les anti-héros courent les rues et le web, peut-être y en a t-il un pas loin de chez vous, ou chez vous?


Je me suis formatée, petite, à l’art de la guerre. J’étais persuadée qu’il ne pouvait pas y avoir de victoire sans se battre pour l’obtenir.


J’aimais les jeux de garçons et je trouvais leur approche beaucoup plus saine et directe pour régler les problèmes.


J’ai longtemps fait de la compétition à l’échelle nationale et les exploits à accomplir ne manquaient pas.


J’ai le goût du risque, j’aime me lancer des défis depuis la nuit des temps et cela me stimule. Je prends les examens comme un tremplin et j’y mets toute mon énergie. Je vous parle en fin d’article de Booster-Gala!


Cet article est écrit pour la croisée des blogs, édition de mars, c’est Dominique du blog  Projet changer de vie qui l’organise sur développement personnel.org.


Pour moi, le guerrier représentait toutes mes valeurs : le code d’honneur, le courage, la loyauté, la force et la puissance.


Un seul petit problème au tableau : je suis née femme et l’énergie de la guerrière, même si elle est passionnante, n’est pas le plus court chemin pour parvenir à la féminité.

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Atteindre ses objectifs ? No problem


Tant que j’avais des échelons à gravir, des médailles à remporter et des examens à réussir, il n’y avait pas de problème, je suis sortie 1 ère du concours à l’éducation nationale.


Lorsque j’ai cherché à prendre soin de moi et que j’ai voulu m’attaquer à ma santé, j’ai compris que les lois du succès qui m’avaient porté n’étaient plus d’actualité.


Je souffre d’insomnies depuis le début de mon adolescence. Je ne vais pas vous faire le détail du nombre d’années que cela représente.


Vous comprendrez quand même que ne pas dormir pendant près de 40 ans, ça avait de quoi m’énergétiser !


Atteindre ses objectifs en matière de bien-être et santé ne s’obtient pas à la force du poignet. Votre volonté ne vous est d’aucun secours.


Il n’est pas question de stratégie ni de bien suivre les traitements à la lettre en respectant les doses pour guérir. Les bons conseils non plus. Vous êtes aux prises avec un Léviathan!


Les processus en 12 étapes ne fonctionnent pas non plus. Vous êtes face à un mystère sans mode d’emploi parce que vous n’êtes pas qu’un corps à soigner, vous êtes aussi un tout avec une organisation psychique assez compliquée, une usine à gaz comme dit Alain.


Ne sachant pas comment on fait pour atteindre ses objectifs quand on ne dort pas, je me suis servi des outils que j’avais à ma disposition à l’époque. (cet article est la suite de “apprendre à se défendre“)


1°) Chercher un coupable pour atteindre ses objectifs


Tant que c’est la faute de quelque chose ou de quelqu’un, la solution est toute trouvée, il suffit de l’éliminer, élémentaire, non?


C’est le meilleur système de défense qui existe, breveté par tous les contextes historiques: lorsque vous avez un problème, transférez-le sur une race, une religion, un pays et déclarez-lui la guerre.


Projeter son problème sur un autre est extrêmement commode. Ainsi, vous pouvez le diaboliser à souhait au lieu de vous interroger sur votre propre mental qui juge.


Vous pouvez justifier tous vos petits dérapages et vos colères en ignorant ainsi toute l’artillerie défensive que vous avez adoptée. De par mes études psy, je n’avais pas à chercher bien loin un coupable: c’était nécessairement mon passé.


En général, un être humain honnêtement défensif, décide de l’éliminer: “du passé, faisons table rase”. Moi j’ai fait l’inverse.


C’est très commode d’être psy: tous les problèmes viennent du passé. C’est sans doute vrai à un certain niveau mais ce que la psy ne dit pas toujours c’est en quoi vous êtes identifié à votre passé et en quoi vous le réactualisez tous les jours.


Par exemple, imaginez que vous ayez eu un parent autoritaire lorsque vous étiez enfant. Nul doute que vous avez souffert d’un manque d’attention, de patience et que vos besoins d’amour et d’acceptation n’ont pas été satisfaits.


Vous avez reçu critiques et humiliations là où vous auriez eu besoin que l’on vous prenne par la main. C’est un fait, on ne peut pas revenir la-dessus, ce passé est bel et bien arrivé.


Idendification au problème


Lorsqu’en 2013, vous ne rendez pas votre dossier dans les temps, que vous arrivez en retard au boulot ou que vous vous faites arrêter pour excès de vitesse, vous n’êtes plus un enfant.


Pourtant, vous allez recevoir le même traitement de votre patron ou du gendarme : une critique suivi d’une menace, voire d’une sanction.


Ce n’est plus la faute de votre passé et du parent persécuteur… c’est bien votre identification à ce schéma qui vous fait reproduire des actes où vous allez être sanctionné.


Vous voyez bien la différence entre une blessure et une identification à une blessure ?


Pour en revenir à mes insomnies, elles étaient dues à mon passé et j’ai pensé qu’il suffisait de travailler les émotions que générait le manque de sommeil pour en venir à bout et dormir comme un bébé.


Vous avez remarqué, j’ai dit “mes insomnies”, comme si elles m’appartenaient, c’est cela l’identification. Résultat des processus thérapeutiques, une bonne nuit par mois, maigre butin! Ma foi dans le travail intérieur en a pris un coup.


Vous pouvez deviner la suite logique mais je vais vous la dire si vous donnez votre langue au chat. Je suis passée sans transition à la défense suivante : la distorsion de l’image de soi.


2°) La dévalorisation pour atteindre ses objectifs


Oui je sais, ça paraît totalement contradictoire et ce n’est pas vendeur non plus. N’allez cependant pas vous imaginer que la dévalorisation est nécessairement un problème.


C’est aussi un magnifique système de défense d’une redoutable efficacité.


Si vous aimez les séminaires sur la confiance en soi, vous n’allez pas aimer la suite. Et si, tout au fond de votre système de croyances, la faible estime de soi était une ressource et non un problème ?


J’en entends quelques uns rugir…je m’essssplique.


Imaginez que vous êtes petit. Vous cohabitez avec un parent qui vous paraît violent. Lorsqu’il s’en prend à vous, vous êtes totalement impuissant et sans défense.


Cet être qui devrait vous aimer et vous faciliter la vie vous fait vivre un enfer. Cela ne fait aucun sens dans une tête d’enfant. Il ne peut pas concevoir qu’un adulte agisse sans amour.


Il n’a pas les fonctions neuronales appropriées pour juger son parent ou relativiser sa souffrance. Sa soumission est totale et son désespoir incommensurable.


Dès qu’il le peut, en grandissant, il va chercher à récupérer du pouvoir et sortir de sa prison. Au lieu de juger ses parents, (c’est toujours impensable qu’on le fasse souffrir), il décide que c’est lui qui ne va pas et que c’est pour cela qu’il n’est pas aimé.


S’améliorer devient un objectif, il se dit que s’il fait ce qu’il faut et s’il fait plaisir à ses parents, il va être aimé. Ternir l’image et l’estime de soi est ainsi une solution défensive pour ne pas ressentir le désespoir.


Il a enfin une piste, redorer son blason. Il croit qu’ainsi, il a la possibilité de faire changer l’attitude de ses parents. Il se défend ainsi de l’impuissance et de la souffrance de ne pas être aimé comme il le souhaite.


C’est ainsi que j’ai récupéré du pouvoir pour atteindre mes objectifs


Pour en revenir à nos moutons (sans jeu de mots), je suis rentrée dans la pensée que, j’étais nulle et inefficace.


Que tout le travail que j’avais fait sur moi ne servait à rien, que rien ne fonctionnerait jamais, que j’allais souffrir éternellement etc…


Et comment allais-je pouvoir aider les autres si je n’étais moi-même pas capable de me guérir de mes insomnies ?


C’était une autre façon de me donner de nouveaux objectifs…prouver que j’étais capable de réussir à guérir par le travail intérieur.


Ce jour là, j’ai enfin décidé que j’avais un vrai problème, un pur, un dur: je ne dormais pas et il fallait à tout prix et rapidement que je le règle pour être enfin heureuse.


3°) Vouloir régler un problème pour atteindre son objectif


Ne rêvez pas, nous sommes toujours dans une défense! Je me suis attelée à régler mon problème : j’ai tout essayé, tout testé.


Je vous ai parlé de mon efficacité: pas une plante sur le marché de l’insomnie ne m’a échappé. Du tilleul à la valériane, de l’huile essentielle sur l’oreiller à l’Atarax et au Stillnox, rien ne m’a échappé.


L’hypnose, le magnétisme, d’autres trucs encore plus bizarre dont j’oserais à peine parler…quand on cherche, on trouve absolument tout. Tout mais rien qui ne fonctionne pour moi à long terme.


La relaxation et la méditation m’ont fait gagner quelques minutes de précieux sommeil mais pas en qualité de sommeil profond.


Les résultats sur des années et des milliers d’euros plus tard?


Une nuit acceptable tous les 15 jours suivie d’une rechute régulière des insomnies.


S’attaquer au problème est parfois un processus élaboré qui vous permet de lutter efficacement contre des réalités émotionnelles ou des angoisses douloureuses et pénibles (non conscientes).


Dans le refoulement inconscient, vous ne savez pas ce que vous essayez de fuir à l’intérieur et vous ne savez pas non plus que vous vous en défendez.


Vous voulez régler le problème plutôt que de sentir ce que cela vous fait. Apprendre à sentir, c’est tout l’objectif du travail sur soi.


Décider qu’on a un problème, c’est déployer une incroyable énergie dans l’univers. Comme en physique, si vous imprimez une force dans un sens, l’univers qui tend à s’équilibrer va imprimer une force en sens inverse.


C’est ainsi qu’en cherchant de toutes vos forces à résoudre un problème, vous vous enlisez dedans ou vous obtenez l’inverse de vos efforts.


Ne réussissant toujours pas à régler le problème, j’ai cherché une nouvelle issue, une nouvelle défense. J’ai voulu comprendre.


4°) Chercher à comprendre pour atteindre ses objectifs


En connaissez-vous de ces personnes qui savent tout et ont tout compris sur leur problème ? Et alors, est ce que ça le règle pour autant ? La compréhension vous offre un os à ronger et le mental se régale .


Comprendre et justifier sont de véritables systèmes de défense pour ne pas sentir. Je pense souvent à une cliente dont le père avait failli se noyer sous les yeux de sa mère.


Il avait été sauvé in extrémis par un maître nageur. Quand je lui ai demandé pourquoi sa mère n’était pas intervenue, elle m’avait répondu : Elle ne pouvait pas, elle avait ses règles.


Il n’y a rien de répréhensible à vouloir comprendre mais devant l’incongruité de sa réponse, on devine tout un système de refoulement pour ne pas sentir la détresse de l’enfant qu’elle était face à l’inhibition de sa mère.


Dans mon cas, j’ai cherché à connaître toutes les phases du sommeil. Comprendre les mécanismes du cerveau, le rôle de la glande pinéale dans le sommeil, les règles du sommeil paradoxal… oui et alors ?


Une fois que j’ai eu tout compris, je suis véritablement passée à l’action, j’ai ainsi nourri deux grands dieux: contrôle et anticipation.


5°) Contrôle et anticipation pour atteindre ses objectifs


J’étais encore dans les recettes pour faire fructifier une entreprise. J’ai cherché à tout contrôler: les bruits dans la maison, les lumières, les ronflements.


Mon bébé intérieur est devenu tyrannique à force de vouloir de bonnes conditions de sommeil. Plus personne n’avait le droit de respirer un peu fort dans la maison.


J’étais en colère contre le chat qui miaulait et que je ne pouvais pas contrôler. Contre le chien qui veut sortir aux petites heures du matin.


J’ai retiré le café, le poivre, les épices, tous les excitants du soir qui empêchent le sommeil. J’ai fait ainsi table rase de tout ce qui pouvait se mettre entre mon sommeil et moi.


Résultat, une légère amélioration pendant quelques jours puis retour à la case départ.

 

Je n’avais pas compris qu’en cherchant à résoudre un problème, j’étais en train de m’accrocher de toutes mes forces au problème en même temps que je cherchais la solution. C’est cela l’attachement et l’identification.


C’est la raison principale pour laquelle bon nombre de thérapies ne débouchent pas sur “être heureux“. On cherche, on creuse, et finalement, on passe beaucoup de temps dans la cave de l’inconscient à comprendre au lieu d’aller profiter du grand air et de la vie en général. C’est une psy qui le dit !

 

Où j’en suis aujourd’hui de mon objectif récupération du sommeil?


Chaque fois que le fantôme de l’efficacité refait surface, que je me sens fière d’avoir dormi, je suis certaine de retrouver mes les insomnies la nuit suivante.


J’ai peu de marge mais je dors mieux. Pas comme un bébé… car c’est sans doute à cet âge-là qu’il reste quelques attachements.


Je suis obligée d’être une bonne mère pour moi, m’offrir des conditions optimum pour favoriser le sommeil sans tomber dans l’intégrisme.


Mon sommeil a vraiment commencé à se modifier lorsque j’ai accepté de ne pas dormir. J’ai, en fait,  accepté de laisser les insomnies m’accompagner le temps qu’il faudrait.


La qualité de mon sommeil a continué à s’améliorer avec les thérapies quantiques, la technique Tipi (technique d’identification des Peurs Inconscientes) et l’EFT.


Rien avant cela n’avait duré. Lorsque le corps est touché au niveau de la mémoire cellulaire, les remèdes ordinaires ne fonctionnent pas.


Ce n’est pas une petite pathologie de surface, c’est tout l’Être qui est concerné. J’ai fini par saisir que réguler mon sommeil n’était pas mon objectif à atteindre! Je n’avais plus à me battre avec.


Ce problème d’insomnies était en fait l’alarme du détecteur de fumée. Vous viendrait-il à l’idée de dégommer le détecteur de fumée sous prétexte qu’il fait trop de bruit quand il se déclenche?


N’y a t-il rien de mieux à faire en cas d’incendie ? Trouver et éteindre le feu bien sûr. Croire que j’avais un problème de sommeil au présent, c’était vouloir ignorer le feu.

 

Ma mémoire cellulaire me parle certainement d’un âge où ma vie était en jeu. D’un âge où il est facile de mourir si mes besoins sont ignorés. Parfois même, tout cela s’origine avant la naissance.


Avec la thérapie quantique, j’apprends à sentir ce que je tiens, ce à quoi je suis accrochée et identifiée. Comment lâcher prise si on ne sait pas ce qu’on tient?


Apprendre à  laisser exister ce qu’on tient sans l’étiqueter, tout en retrouvant sa dimension de l’Être, celle où il est possible d’être heureux.


Et vous, vous est-il arrivé de vous battre avec un problème insoluble? laissez un commentaire!


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