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Mai 24

Quand thérapie quantique et voie d’éveil font bon ménage

Thérapie quantique et 3 petits contes initiatiques

 


Lorsque j’ai découvert la thérapie quantique, tous mes repères ont basculé. J’étais habituée à l’analyse, la compréhension et l’analogie.

 

J’avais l’impression de voir clair dans les associations. En peu de temps, mon idée de la psychothérapie a basculé.

 

Je me suis alors aperçue que les notions abordées en thérapie quantique ressemblaient fort à tout ce que j’avais appris dans la tradition tantrique shivaïte.

 

Pour la première fois, vie spirituelle et travail sur soi marchaient main dans la main. Je voyais un pont entre les voies d’éveil et la thérapie.


Jusque là, je n’avais rencontré que des milieux thérapeutiques qui avaient une idée plutôt mentale de la vie spirituelle et de ce qu’elle implique.


De même lorsque je passais du temps auprès d’un maître, je voyais les blessures de l’égo se mettre en scène sans que personne n’en tienne compte. C’était bien sur ma propre division que je voyais à l’œuvre.

 

Je vous propose trois petits contes initiatiques pour vous éclairer là-dessus et je vous expliquerai comment j’ai arrêté de chercher l’éveil !

 


Un petit conte initiatique d’Osho: le miracle

 


Un jour, un voyageur interpela le maître zen Bankei  qui travaillait dans son potager.

 

– Jardinier, où est le maître ?

 

– Faites le tour de la maison et entrez, répondit Bankei, vous le trouverez à l’intérieur.

 

Dans la maison, le voyageur vit le jardinier assis dans un fauteuil. Il s’écria :

– Es tu fou ? Quitte ce siège, c’est un sacrilège, n’éprouves-tu aucun respect pour le maître ?


Bankei s’installa par terre


– Tu ne trouveras aucun maître ici, dit-il parce que le maître c’est moi.

 

Le chercheur de vérité s’en alla. Il avait échoué. Il n’avait pas pu reconnaître un grand maître sous les traits d’un homme de modeste condition.

 


Un autre jour, tandis qu’il prêchait paisiblement pour les disciples, Bankei fut interrompu par un prêtre qui appartenait à une secte férue de miracles.

 


L’homme se vanta en affirmant que le fondateur de sa religion pouvait, en se tenant sur une rive de la rivière, écrire un nom sacré sur une feuille de papier tenue par un assistant sur l’autre rive.

 


– Et vous, de quels prodiges êtes-vous capable ? Demanda t-il ?

 


Bankei répondit:

 


– Un seul. Quand j’ai faim je mange, quand j’ai soif je bois, quand j’ai sommeil je dors.

 


Le mental aime se distinguer, il raisonne en termes de réussite, d’échec et de comparaisons. Il veut toujours plus. Il vous dicte votre conduite et commente le moindre de vos gestes.

 

Cette petite voix comme une radio branchée en permanence gère vos pensées et traduit vos expériences en « j’aime » et « j’aime pas ». Je vous laisse découvrir la bande-annonce du film “l’incroyable destin de Harold Crick sur ce thème.


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L’Incroyable destin de Harold Crick – Bande… par _Caprice_


Le mental n’aime pas être ordinaire:il veut qu’on le reconnaisse, qu’on l’aime même s’il doit faire des miracles pour cela.

 

Dans la voie tantrique Kaula, les miracles sont considérés comme « vulgaires ». Pourquoi s’exhiber par des tours de magie lorsque la vie elle-même est une expérience époustouflante de tous les instants?

 

C’est la raison pour laquelle les maîtres (ceux qui sont arrivés au stade de la matérialisation ) manifestent un abricot même en plein hiver afin de souhaiter la bienvenue à leurs visiteurs.

 

En thérapie quantique, il est question d’être là dans ce qui se passe en vous sans interprétation. Tout l’univers étant fait d’une même substance, tout ce qui existe est relié, êtres vivants y compris.


En physique quantique, l’univers entier est constitué de carbone, hydrogène, oxygène et azote. Les atomes sont simplement agencés différemment entre eux.


Même la magie devient explicable pour qui sait modeler l’univers. Défaire ce que vous avez créé afin de mettre à distance vos blessures redevient simple lorsque vous laissez de côté votre personnalité construite.

 

Comme c’était mon interrogation de ces dernières  années, nous avons rencontré (par hasard!?) au Népal, un être arrivé au niveau de la matérialisation.

 

Il s’agit de Sanjay. Il est de la lignée des Sai Baba et il vient tout juste de fêter ses 25 ans.


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Il a été découvert petit lorsqu’il matérialisait des cahiers et des stylos pour ses copains de classe. Depuis, son aura et sa notoriété ne cessent de grandir.


Ce qu’il matérialise aujourd’hui, c’est de la cendre parfumée afin de ne pas réveiller les convoitises commerçantes et attirer les marchands du temple.

 

Lorsque vous le rencontrez, il arrive qu’il matérialise devant vos yeux un filet de cendres afin de subjuguer votre mental. C’est une peu comme une promesse de ce qu’un humain peut accomplir lorsqu’il s’affranchit des limitations de son égo.

 

Contrairement à l’idée romantique qu’il s’en fait, le mental ne sait que faire avec les vrais miracles. Ceux-ci le confrontent à ce qu’il ne peut ni comprendre ni appréhender.

 

C’est assez drôle de voir le mental se prendre un petit court-circuit dans ces cas là!


2ème conte initiatique : la méditation.

 

Un homme qui s’exerçait depuis quelques temps à la méditation vint voir Ikkyu.Il laissa son parapluie et ses chaussures trempées devant la porte et entra.

 


Quand il eut terminé de présenter ses respects au maître, celui-ci lui demanda s’il avait déposé son parapluie à gauche ou à droite de ses chaussures.

 


Vous vous attendez à ce qu’un maître vous interroge sur Dieu, la montée de la kundalini, l’ouverture des chakras etc.

 


Ikkyu s’enquit tout simplement d’un parapluie. Ne vous y trompez pas la question est pertinente. Le visiteur fut incapable de répondre.


Qui se soucie de retenir si un parapluie se trouve à gauche ou à droite d’une paire de chaussures ?

 


Pour Ikkyu, ce défaut d’attention était significatif ; il refusa d’accepter l’homme comme disciple.

 

– Retourne méditer 7 ans de plus, lui dit-il

 

– Sept ans pour une si petite faute ! S’exclama le candidat.

 

Aucune faute n’est grande ou petite, répondit Ikkyu. Tu ne vis pas de façon méditative, c’est tout.

 

 

Il n’existe pas de choses triviales ou spirituelles.

 

Tout est spirituel : les objets sont aussi sacrés que le reste de l’univers car de même nature, faits d’électrons de vide et de protons (entre autres).


Être présent lorsqu’on dépose ses chaussures ou pendant la méditation ne fait aucune différence.

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Thérapie quantique et voie d’éveil


En thérapie quantique, être présent signifie laisser la totalité être à chaque instant car se battre avec un ressenti ou un concept éloigne de l’unité.

 

Les activités mentales vous projettent dans un futur que vous voulez créer ou un passé que vous voulez éviter. Vous ne voulez pas ce qui vous arrive parce que cela vous rappelle des souvenirs désagréables.


Vous désirez vivre autre chose que votre présent car vous projetez des moments agréables dont la sensation vous est connue.

 

Entre désir et évitement, vous êtes peu conscient de vous-mêmes. Penser vous fragmente et vous sort de l’instant, seul moment où vous Êtes ici et maintenant.

 

Il n’y a pas que la pensée qui vous anime (dans le sens d’être agi), vos émotions prennent aussi les commandes. Vous ne savez pas toujours dans quel état vous êtes lorsque vous agissez.

 

Dans ce petit conte initiatique, l’apprenti disciple pouvait très bien être dans une peur non consciente de ne pas être accepté comme disciple ou dans un désir de l’être.

 

En Orient, les maîtres choisissaient leurs disciples, je ne sais pas si c’est toujours le cas. Les critères de sélection étaient parfois féroces.


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Chez les tantriques aghoris par exemple, ils les soumettaient à des « bizutages » qui dépassent l’entendement comme dormir sur un cadavre ou passer trois jours sans bouger sur un trottoir de Bombay.

 

Les raisons ne sont jamais sadiques car les maîtres cherchent chez leur futurs disciples la motivation, l’endurance et la capacité à braver les peurs. Seuls les candidats prêts à tout sacrifier pour leur quête sont retenus.


3ème conte initiatique : l’acceptation

Dans le village où vivait le maître zen Hakuin, une jeune fille se trouva enceinte.

 

Sommée de révéler le nom de son amant, elle accusa Hakuin. Lorsque l’enfant fut né, le père de la jeune fille le porta chez Hakuin qu’il insulta copieusement. Puis il dit :

 

– Tu t’occuperas du nourrisson puisque c’est le tien.

 

Hakuin répondit :

 

– Ah oui ?

 

Il prit le petit dans ses bras, l’enveloppa dans un pan de sa vieille tunique et l’emmena partout avec lui.

 

Il mendia du lait pour le bébé. Beaucoup de ses disciples le quittèrent, l’estimant déchu. Hakuin les vit partir sans formuler le moindre reproche.

 

Un jour, souffrant trop d’être séparé de son enfant, la jeune mère désigna le vrai géniteur. Son père se rendit immédiatement chez Hakuin. Il lui demanda pardon et lui raconta la vérité.

 

– Ah, oui ? Fit Hakuin

 

Et il rendit l’enfant.

 

 

Cet aspect de l’éveil est difficile à comprendre en occident. Vous êtes formatés pour apprendre à être maître de votre vie, de votre destinée. Il n’y a rien de mal à cela non plus.

 

La plupart des techniques de développement personnel s’attachent à rendre le pouvoir, la confiance et la capacité à choisir son chemin de vie. C’est une étape nécessaire dans la dualité.

 

Du point de vue de la thérapie quantique, cela s’appelle vouloir être quelqu’un. Or, si nous sommes tous de même nature et si il n’y a qu’une seule et même substance qui sous-tend l’univers, vouloir être quelqu’un c’est renforcer la dualité.

 

Vous avez vu dans l’article projet sens que, pour vous incarner, vous puisez dans votre arbre généalogique .

 

Vos objectifs à court et moyen terme se résument souvent, sans que vous le sachiez à trouver une solution aux conflits non résolus de vos parents et ancêtres.

 

Ceci n’est pas à prendre comme une limitation mais bien comme une condition d’incarnation. Il n’y a pas à se battre avec.

 

C’est pourtant ce que vous faites lorsque vous décidez que votre environnement ne vous plait pas, que vos relations ne vous nourrissent pas et que votre corps vous empêche d’être libre et attirant.

 

La voie indienne rejoint la thérapie quantique : vous êtes heureux lorsque vous n’êtes plus quelqu’un et lorsque vous avez laissé tomber les attributs de votre faux-self qui fait tout mieux que vous.

 

Imaginez que vous soyez construit sur « je suis seul au monde », vous pouvez être certain que votre faux self sera sans cesse entouré d’amis. Il compense ce que vous cherchez à éviter de sentir.


Lorsque vous vous promenez dans les bois, votre faux self vous soufflera que vous êtes en communion avec la nature.

 

Je sais, ce n’est pas toujours ce qu’on aime entendre mais si vous lâchez les petits désirs de lien de votre égo, vous n’aurez de cesse de sentir votre connexion au tout sans avoir besoin d’être identifié à quelqu’un de connecté.

 

Entretenir une ligne directe avec Dieu, ses anges et ses guides est malheureusement trop souvent le résultat d’un faux self construit sur une peur du vide. Lorsqu’on le vit, pourquoi en parler?

 

Je ne vous en voudrai pas si votre mental se rebiffe un peu lorsqu’il entend cela. Même le mien n’aime pas toujours les réalités de la thérapie quantique !

 

Dans cette petite histoire, on comprend jusqu’où va l’acceptation. Ne se prenant pour personne, il ne se prend même pas pour quelqu’un qui vit une injustice.


N’étant personne, il n’a même pas besoin de défendre ses droits. N’étant pas identifié à sa personnalité, il n’est pas possible de lui manquer de respect!


 

Voyez que l’accord toltèque : “ne prenez pas les choses personnellement” peut aller beaucoup plus loin que ce que vous imaginez !

 

Cela vous rappellera sans doute un autre individu dont l’histoire remonte à plus de 2000 ans et qui ne s’est pas non plus pris pour quelqu’un.

 

Ainsi toutes les religions s’entendent sur ce point pour peu qu’on sache lire entre les lignes. Pouvoir dire oui à la vie sans condition, sans rien classifier en bien ou mal est un exercice de haut vol.

 

On aime tellement se prendre pour quelqu’un qui aime ceci et n’aime pas cela.

 

Lorsque vous pouvez rentrer dans une acceptation de cette envergure, alors les tensions, les problèmes, les désirs et les mécontentements disparaissent.

 

Le maître tantrique avec lequel je travaillais avait pour habitude de dire que nous sommes comme une petite plume au vent.


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Je n’aimais pas du tout cette interprétation du chemin et cela me posait un véritable problème par rapport au libre arbitre.

 

D’ailleurs chaque fois qu’il abordait ce thème, il y avait de gros remous dans la salle. Les égos manifestaient leur mécontentement et leur droit à la différence.

 

Normal pour un égo. Incompréhensible pour la thérapie quantique où le but est de donner libre cours à tout ce qui se manifeste à l’intérieur de vous sans l’étiqueter ni le réglementer.

 

Difficile sans étiquette de savoir si ce qu’on vit est de la colère, du désir ou de l’énergie vitale ! C’est le mental qui aime donner des noms pour pouvoir ranger tout ça dans ses petites boites.

 

Le bonheur qui s’origine dans une cause ne dure pas. L’acceptation de ce qui est rend joyeux sans aucune raison.

 

 



Laisser la vie suivre son cours en nous sans interrompre son flux par une pensée, un jugement, un désir quand bien même l’expérience à vivre est une injustice ou un rejet.

 

C’est là qu’on s’aperçoit que la voie spirituelle, ce n’est pas qu’une récitation de mantras et un ensemble de pratiques. Ouvrir son cœur à ce qui est, plus facile à dire qu’à faire !


Si vous voulez lire mon expérience sur le chemin d’éveil, je vous propose un petit tour sur le blog de Didier. Suivez le lien: levoyagedulacherprise.com/le-jour-ou-jai-arrete-de-chercher-leveil/, je vous promets une histoire sans petites fleurs autour!


Ces 3 petits contes vous ont plu ou vous font réagir? Laissez un commentaire!

 

 

 

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